Haute Route #Stage 5 – ITT

Ce matin, c’est fête ! Lever à 7h, soit 2h de sommeil de plus que d’habitude…et au vu de mon état grippal du matin, je me dis que cette journée courte en effort me sera d’une grande aide.

Une belle journée se profile. Depuis la station de Risoul, nous surplombons les montagnes environnantes et le spectacle est majestueux. Je profite du fait que le petit déjeuner soit servi dans la salle polyvalente à 800m des logements pour prendre l’air, tester la température ambiante et voir comment mon corps réagit en cette matinée -> Mouais…On a connu mieux. On a connu pire aussi…

Entre café et tartine, je vois un des médecins de la Haute Route à qui j’explique mon petit état fébrile. Ce dernier, plus malade que moi, m’explique qu’il n’y a pas grand chose à faire dans mon cas, si ce n’est patienter et espérer retrouver la forme rapidement…

8h30 : Nous retournons dans “nos quartiers” pour se préparer, 9h15 est l’heure de rendez-vous pour descendre sur Guillestre.

En effet, nous logeons depuis la veille au soir dans la station de Risoul située 14 km au dessus de la ville de Guillestre.
Ce matin, les quelques 450 coureurs de la Haute Route s’élancent en ordre inverse du classement à compter de 9h depuis cette localité. Le premier kilomètre n’est pas chronométré, afin d’éviter les problèmes liés à la circulation.
Le top chrono est donné au pied de la montée.

Nous y arrivons vers 9h40.
Patrick est appelé à 10h20 dans le sas de départ pour un départ à 10h40.
De mon côté, ce sera un appel à 10h40 pour un départ à 11h00.

Nous partons alors à la recherche de quelques routes propices à l’échauffement et, au vu du profil tout autour de Guillestre, la tache n’est pas aisée.

Nous finissons par trouver une portion de route d’1 petit kilomètre, plate, qui nous permettra pendant plusieurs minutes de se chauffer par série de petits sprints, histoire de monter progressivement en puissance.

A l’approche des délais, nous rejoignons le sas et je laisse Patrick en découdre seul avec le chrono. Je décide de continuer l’échauffement en partant cette fois ci sur des portions plus pentues, histoire d’habituer les jambes et le cœur à un effort plus intense. Il faut dire que les sensations sont mitigées à cet instant mais je dois avouer que j’ai souvent l’impression, à l’approche d’un départ de course, d’avoir de la difficulté à mettre en route.

La montée de RISOUL ITT (30/08/2018)

Je me retrouve alors à 10h40 précises proche du sas de départ, comme demandé. Les coureurs autour de moi sont bien entendu les mêmes que ceux avec lesquels je roule depuis maintenant 5 jours.
Il fait bon, presque chaud à quelques minutes du départ.

La pression monte petit à petit, jusqu’à ce qu’une personne de l’organisation prononce mon numéro de dossard. Dernière ligne droite avant la rampe de lancement !

2 minutes plus tard, m’y voilà. En montant sur le podium, le speaker me demande de quelle région je suis originaire. Je lui annonce Narbonne ; il me répond “Il y a du bon vin par la-bas !”…Pas faux 🙂
J’entend “Départ dans 30 secondes”.
Je me cale face à la rampe.
2 personnes m’entourent et me soutiennent.
Je place les cales des chaussures dans les pédales.
Je regarde en face, je vois le photographe, les quelques bados et suiveurs venus nous encourager.

Puis 5 – 4 – 3 – 2 – 1 -> Go !

C’est parti.

Malgré le fait que le chrono ne soit pas déclenché dès la rampe, je décide de rouler suffisamment vite (mais pas trop) pour faire monter le moteur en régime car cela fait 15 mn environ que j’ai terminé l’échauffement…

Après quelques centaines de mètres, nous y voilà.

A la sortie du rond-point, j’aperçois la ligne de chronométrage.
Je me dresse sur les pédales et me dis “Allez, on y va !”

A partir de ce moment, le cardio ne sortira pas de la zone 165-175 bpm !
Les jambes répondent plutôt bien en ce début d’ascension.
L’interrogation du début de CLM : ne suis-je pas parti trop vite…?
Et ce n’est pas en rattrapant Steeve au bout de quelques minutes que mes interrogations vont s’estomper…

J’ai des gars devant moi, ce qui me permet d’avoir un point de repère et de caler ma progression sur la leur.
Puis certains me reprennent. Je ne me déconcentre pas, ne faiblit pas.
Je garde à l’esprit que je dois conserver mon rythme en essayant d’accélérer sur les 2 derniers kilomètres.
Je passe à côté du ravito, situé au milieu de la montée, en leur adressant un petit coucou. Le buffet n’est pas gargantuesque…il faut dire qu’il ne devrait pas être trop fréquenté aujourd’hui 🙂

Les kilomètres passent et je me rapproche de l’arrivée. Je tente de mettre une dent de moins.
J’y arrive même si la vitesse de déplacement ne s’en trouve pas bouleversée !

Puis la ligne droite qui mène au centre de Risoul se profile. Je sais alors que la pente va se radoucir.

Je reviens à nouveau sur un autre concurrent. Je lache mes dernières forces, prend le dernier virage et attaque la dernière portion, dans le centre du village.

Un dernier sprint, décousu, avec des vagues, de droite à gauche…

Puis la ligne ! J’arrête le chrono du Garmin et je lis 50 mn. Content de moi.
Je voulais passer sous l’heure : c’est fait, et bien fait.

 

Après midi repos.

Une fois la ligne d’arrivée franchie, nous nous retrouvons avec Patrick & Steeve.
Nous nous doucherons avant d’aller manger.

Le rituel, massage + chocolat chaud suivra, avec une après midi à la cool, au soleil.
Une sieste et une séance Compex me permettront de bien récupérer.
Le rhume semble s’éloigner en ce 5ème jour et ça, c’est une bonne nouvelle dans l’optique de la fin de semaine.

Classement

Haute-Route-Stage5-Overall-Solo-Scratch

Au soir de cette 5ème étape, je suis classé 75éme au scratch et 25ème dans ma catégorie.
Ma 78ème place du jour me permet de conserver ma place au général.

Video

A 18h00, c’est briefing et donc “The Video of the Day” !!!! :

Les stats STRAVA —

 

Après une deuxième soirée passée à l’Auberge, en compagnie de Steeve, Patrick et 2 coureurs Hollandais, nous rejoignons notre appartement afin de ranger les sacs tout en préparant la journée du lendemain.

Grosse journée sur la Haute Route à venir avec l’ascension de Vars et de la Bonnette…

D’ici là, il faut profiter d’une bonne nuit de sommeil.

Nico.

CréditsPhoto – Photorunning.fr / NicolasPascal

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