Haute Route #Stage 3 – Waouh ! What a great day !

La nuit fut agitée. Plusieurs réveils sont venus ponctués les 7h de sommeil.
Cela semble être courant chez les coureurs de la Haute Route.
Sans doute le mélange de fatigue, d’excitation et d’inquiétude.
Je parviens tout de même à m’endormir à nouveau assez rapidement.
Quelques minutes avant le réveil, je décide de me lever. Il est 5h45. Nous partons dans moins de 2h.

Le petit déjeuner est servi ce matin dans la salle de restaurant de la résidence dans laquelle je réside pour une nuit.
Nous avons convenu avec Patrick et Steeve de nous y retrouver à 6h00.

Nous profitons de ce buffet salé/sucré pour charger l’organisme en prévision d’une belle et rude journée.

6h45 : Je dépose mon sac de voyage à la réception afin qu’il puisse être transféré à l’hôtel des 2 Alpes en cours de journée.

7h10 : Départ pour Valloire, sac à dos sur le dos pour les 2 kilomètres qui nous séparent du village départ.

Valloire – Les 2 Alpes (28/08/2018)

Le troisième départ. Les jambes sont un peu lourdes et histoire d’enfoncer le clou, le speaker nous annonce que, pour la première fois dans l’histoire de la Haute Route, le départ chronométré se fera depuis la start line.
Je lève les yeux vers l’horizon et me rend compte que le départ est donné en pente. Nous sommes dans les premiers mètres du galibier, à l’arrêt, prêts à décoller…

A 7h30, nous prenons le départ. Un peu d’hésitation se fait sentir chez certains pour clipper leurs cales alors que la route n’est pas plane.

Le col du Galibier.

En ces premiers tours de pédale, une seule obsession : ne pas me mettre dans le rouge en espérant que la mésaventure de la veille dans la Madeleine ne soit qu’un incident de parcours.
Je m’abrite donc dans certaines roues pour cette première portion de 10 kms (pente moyenne 6%) ou nous parcourons à une vitesse de 15-16 km/h des paysages splendides, semblant nous avoir été réservés en ce début de matinée. Mon cardio moyen est à 144 bpm et les sensations sont correctes.
Les choses se compliqueront un peu après un virage sur la droite au niveau du Plan Lachat.

Il reste alors 8 kms à 8% de moyenne. Nous avons atteint 2000 m d’altitude et nous montons à 2 645 m.

Les coureurs sont dispersés sur des kilomètres d’ascension et d’un coup d’oeil par dessus l’épaule, j’aperçois tous mes collègues, chacun concentrés sur son effort, avec en point de mire un autre concurrent. J’ai toujours aimé ces routes de col ponctuées de cyclistes qui parsèment autant de couleur et d’animation dans un environnement de nature et minéraux.

Cette première ascension de la journée se passe plutôt bien. Je garde Patrick à quelques centaines de mètres devant moi et me dit à l’approche du sommet que nous avons apparemment repris du poil de la bête.

Nous atteignons le sommet en 1h18 (18 km à 7%), à une vitesse moyenne de 13,5 km/h (148 bpm moyen). Ce n’est pas la montée de ma vie mais au moins je me suis rassuré.
Je prends le temps de manger, le chrono ayant été stoppé au sommet ; il reprendra au cours de la descente pour être stoppé à nouveau au sommet du Col de Sarennes.

Nous reprenons la route après avoir admiré le point de vue depuis le col : exceptionnel – un de mes plus beaux souvenirs de cette Haute Route.

A venir : 30 kms de descente jusqu’au pied du Col de Sarennes ou les difficultés débuteront brutalement.
Je le sais pour avoir reconnu cette fin d’étape au mois de juin.
Nous engageons la descente rapidement, tout en prenant garde de ne pas partir à la faute.
Nous traversons quelques tunnels, je retire mes lunettes pour voir correctement à l’intérieur.
Je les remets à la sortie.
Nous relançons à chaque sortie de virage.
Nous atteignons ainsi le barrage du Chambon à plus de 47 km/h de moyenne.
Le plus dur reste à venir.

Le col de Sarennes.

A la sortie du dernier tunnel avant le barrage, les agents de signalisation (que je salue et remercie vivement pour leurs encouragements et leurs dévouements) nous indiquent de tourner légèrement sur notre droite.
Un mur de 10 % sur 1,2 km. Un replat. Puis 2,2 km à 8%.

Bref, un moment délicat à gérer après 30 kms de descente. Nous sommes dans le col de Sarennes.

 

Les jambes répondent bien. Ouf !

Ce col est superbe. Sauvage et dans la forêt sur sa première partie, puis à découvert et compliqué dans sa seconde partie.
C’est à ce moment là que mon dérailleur décide de me faire des siennes. La dernière vitesse de ma cassette, le 28 dents, ne veut plus passer.

Autant vous dire que je m’en serais passer.
Planté dans les 3 derniers kms à plus de 9%, j’aurai apprécier de pouvoir user mon 28 dents.
Ce ne sera pas le cas. La vitesse saute. J’en fais alors mon deuil pour cette fin d’étape !

J’établie toutefois un meilleur temps qu’au mois de juin sur cette ascension de 12 km. Je monte en 59 mn contre 1h02, soit une vitesse moyenne de 13,1 km/h à 151 bpm moyen.
Satisfait de mes sensations, je prends quelques instants au ravito au sommet de Sarennes avant la descente du Mythique Alpe d’huez.
Les 21 virages seront descendus sur une portion non chronométrée ! Du bonheur en perspective.

La surprise du chef de la journée sera : les balcons d’Auris.

Aussi beau que dur. 5 kms à 7% avec des murs à 10%, 14%, 16% et 22% !!
La reprise du chrono au pied de cette route a ravivé les ambitions de chacun et nous attaquons ces rampes à allure élevée, sous un grand soleil.
Je jette un oeil par dessus le parapet et me rend compte du vide qu’il y a en contrebas. Impressionnant.
La prise de vue par drone présente sur la vidéo du soir (voir plus bas) nous permettra d’apprécier encore mieux cette route perchée à flan de colline.

Après 13 kms aussi splendides que difficiles, nous arrivons au pied de la dernière difficulté de la journée, la montée sur les 2 Alpes.
Nous passons à côté du barrage du chambon, aperçu plus tôt au pied du Col de Sarennes, puis nous tournons sur notre droite afin d’engager les 9 kms de grimpette.

Les 2 Alpes.

Cette ascension ne m’a pas laissé une mauvaise impression en juin lors de la reco. Cependant, aujourd’hui, il s’agit du 3ème col et à ce titre elle me paraitra beaucoup moins facile 🙂
Cela reste tout de même une belle fin d’étape qui paraitra toutefois interminable sur sa dernière ligne droite à l’entrée des 2 Alpes.

Je franchis la ligne après 4h48 de vélo, satisfait d’avoir effacé la mésaventure de la veille !

 

Arrivée

Face au souci rencontré avec mon 28 dents sur la seconde partie d’étape, je décide d’aller voir le stand MAVIC après avoir mangé.
Il faut dire que j’ai choisi de ne pas modifier mon développement pour cette Haute Route.
J’ai donc un 52/36 en plateau et 11/28 en cassette.
Nul besoin de dire que le 28 m’est utile !

Les mécanos de MAVIC m’ont pris le vélo immédiatement et après avoir desserré puis réajusté les vitesses, j’ai récupéré ma monture en parfait état de marche ! Merci à eux 🙂

HauteRoute-Stage3-Overall-Solo-Scratch

Au soir de cette 3ème étape, je suis classé 72éme au scratch et 23ème dans ma catégorie.
Ma 69ème place du jour me permet de remonter au général. Il semble désormais acquis que le classement est d’ores et déjà établi, sauf grosse défaillance. Compte tenu que nous n’avons pas encore atteint la moitié de la semaine, rien n’est à exclure !

Les 2 Alpes.

De façon unanime, les 2 Alpes ont plu aux coureurs. Cette station animée, avec tout un ensemble de commerces à proximité, des résidences bien équipées, un accueil chaleureux a permis de passer un agréable moment après une étape magnifique ponctuée de paysages somptueux.

Les 20 mn de massage quotidien ont été un moment privilégié dans cette semaine.
Il m’est même arrivé d’y penser en cours d’étape.
Nous prenions rendez-vous dès la ligne d’arrivée franchie. A titre personnel, je faisais en sorte de passer 3/4 d’heure après mon arrivée, ce qui me laissait le temps de manger et de me doucher.
Ainsi, sous un créneau d’1h30 max, j’étais de retour, en état de marche 🙂
Nous avions 37 masseurs mis à disposition par l’organisation. Il a été ainsi possible de se faire chouchouter tous les jours, sans attente, par des kine/masseurs toujours agréables, attentionnés et compétents.

Spécial thanks to Franck & Clara 🙂

Après le traditionnel “Chocolat chaud + diabolo citron” en compagnie de Patrick, place au repos : nettoyage vêtements et vélo, Compex et sieste.
A 18h30, nous assistons au briefing quotidien, l’occasion de découvrir “The Video of the Day” !!!! :

 

Les stats STRAVA —

Le tracé RELIVE —

Relive ‘Haute Route stage 3 – Valloire – Les 2 Alpes’


La soirée s’est terminée autour du “Burger” de la semaine !! Mention spéciale au restaurant “Le Rustique” des 2 Alpes 🙂
Une petite soirée en terrasse au pied des montagnes, avec des températures parfaites pour la saison. Bref, de quoi décompresser avant une nuit de repos méritée.

Nous avons fait 3 étapes. Les muscles commencent à tirer. L’intérêt des étirements devient une évidence…
A compter de ce soir là, j’en ferai 15 mn en fin de journée.

22h30 – Je jette un dernier coup d’oeil depuis mon balcon sur les montagnes environnantes, me remémore les grands moments de la journée, ferme les rideaux, puis me glisse sous la couette.

Demain lever 5h pour départ 7h.

Nico.

CréditsPhoto – Photorunning.fr / NicolasPascal

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