Haute Route #Stage 1 – Go !!

Des mois que j’attends ce moment…Ce matin du 26 aout 2018 !
La nuit n’a pas été très reposante. Des réveils sont venus ponctués les quelques heures qui précèdent le départ de cette première étape.
Je me lève avant que le réveil ne sonne. Il est 5h20 et le petit déjeuner doit nous être livré dans notre chalet 5***** où je loge à 4km de Megève en compagnie d’un couple suédois, de 2 amis danois et de Patrick, cycliste venu d’Amiens.
Ce chalet est une merveille et je me demande encore pourquoi je n’ai pas décidé d’y passer une seconde semaine de vacances en famille, tranquille, plutôt que d’aller affronter les plus grands cols des Alpes…:)

Une fois atteint FLUMET, le départ chronométré est donné et là, c’est pop corn !.

5h30 : toujours pas de livraison de petit déjeuner

5h45 : toujours rien

6h00 : Nada

6h15 : Je sors, je me dirige vers la réception et c’est alors que je croise le camion qui nous livre le petit déjeuner…Ouf !
Un café, du pain, de la confiture…Et hop, le cuissard enfilé, j’enfourche le vélo à 7h15 en direction de Megève pour un départ prévu à 7h45.

Megève – Megève (26/08/2018)

Je découvre la ligne de départ, son ambiance (décontractée malgré l’inconnu pour la moitié du peloton), les mécanos MAVIC prêts à intervenir en dernière minute et le camion CAFEPOD oû l’on peut prendre un p’tit café avant d’enfourcher la bécane 🙂

A 7h45 précise, la Maire de Megève et le Maire de Nice décomptent les dernières secondes et nous voilà parti pour la 1ère !!

Le départ est encadré pour les 10 premiers kilomètres jusqu’à FLUMET pour des questions de sécurité.

L’occasion de donner les premiers coups de pédales, de ressentir les premières sensations sur le vélo malgré le froid saisissant. Nous descendrons en cours d’étape à 2°…

 

Une fois atteint FLUMET, le départ chronométré est donné et là, c’est pop corn !
Je me suis dit 1000 fois que la semaine sera longue et qu’il est important de ne pas se mettre dans le rouge dès le départ.
Et bien, raté.

Je tiens les roues du groupe de tête pendant les premiers kilomètres du col des Aravis, les muscles, refroidis par l’ambiance hivernale et le cardio monte très rapidement et je ressens de l’acide lactique dans les jambes…
Bref, ça commence fort et je me dis qu’à ce rythme, j’aurais sans doute du mal à tenir !

Je décide donc rapidement de lever le pied pour la fin de l’ascension.
Les 11 kms du col sont tout de même gravis à 20 km/h de moyenne.

La descente, chronométrée, s’effectue à vitesse élevée (entre 50 et 60 km/h de moyenne) et nous arrivons en petit groupe au Grand Bornand ou nous entamons l’ascension du second col, la Colombière.
Sur les premières pentes du col, je décide de monter au rythme, en gardant en tête la fin d’étape (et les suivantes) !

Nous montons alors à 2, avec un coureur Suisse jusqu’au sommet à 17,5 km/h de moyenne.

Pas le temps de souffler, nous attaquons la descente rapide de la Colombière sur 7 kms, nous  enchainons les virages larges et étroits (55 km/h de moyenne) et nous continuons avec le col de Romme sur 6 km au sommet duquel le Chrono sera stoppé.
Je conserve la même allure dans ce 3ème col en espérant me refaire une santé sur la descente et la vallée qui suivra 🙂

Au sommet, je décide de m’arrêter au ravito en prenant le temps de manger et de boire.
Je comprendrai plus tard dans la semaine l’importance de ces moments là !

Il est alors temps de descendre le col de Romme en direction de Cluses. J’ai conscience de l’importance de prendre un groupe sur la portion à venir compte tenu du profil et du vent qui peut être un handicap.

La vallée longue de 20 km entre Cluses et Sallanches est libre sur sa 1ère partie, chronométrée sur la seconde.
Le changement de rythme est alors surprenant -> une fois le start chrono franchi, le groupe appuie sur les pédales et nous terminons la vallée à 40 km/h de moyenne.
Certains diront que je pense trop à la suite de l’étape mais la cote de Domancy et la montée de cote 2000 me font dire que ces kilomètres de vallée risquent de peser sur cette fin d’étape.

 

La côte de DOMANCY.

Les choses sérieuses arrivent. A la sortie de Sallanches, la côte de Domancy se présente avec ses 2,5 km à 10% de moyenne !!!!! Aie aie aie !!!
Je discute 2 minutes avec un coureur, on échange sur la difficulté de la côte et puis, chacun pour soi, je la monte avec ce qu’il me reste de jambe à 13 km/h de moyenne. Je parviens enfin à rejoindre la route moins pentue qui mène à Megève. Je roule alors seul avec 2 coureurs en point de mire, ce qui m’aide à conserver un rythme correct.

Un coup d’oeil furtif sur les environs (absolument magnifiques), je traverse Comblons puis je parviens à Megève ou il reste à “avaler” la Cote 2000 qui nous mène à l’Altiport. J’ai reconnu cette montée la veille et je sais qu’elle n’est pas très sévère. Ca me rassure.

 

Je décide d’attaquer la pente en lâchant mes dernières forces. J’arrive à emmener encore un peu de braquet. Je relance dès que je le peux dans des portions planes. Je croise mes petites femmes venues m’encourager sur le bord de la route !!!!
Je parviens à l’Altiport après 6 km à 18 km/h de moyenne et je franchis la ligne en 46ème position.

HR-2018-Stage01-Solo-Scratch

Je rejoins après quelques minutes le village installé à Megève 6 km plus bas. C’est l’heure de manger, de se doucher et, le graal, se faire masser avant de retrouver ma famille restée sur place pour la journée du dimanche.

Je profite de ces quelques heures de repos pour découvrir l’hôtel à Combloux ou logent mon épouse et mes 2 filles.

Vue magnifique que le Mont Blanc depuis la Chambre 🙂

Avant de passer de bons moments dans un bon restaurant de la région, j’assiste au briefing de la journée. L’occasion de revenir sur la journée au travers de vidéo, photos…et de présenter le menu du lendemain : les saisies, la madeleine et le télégraphe !
Cela se révèlera être une journée particulièrement terrible.

 

Les stats STRAVA —

Le tracé RELIVE —

Relive ‘Haute route #Stage1 Megeve’


La soirée s’est terminée dans le Chalet de Megève en compagnie de mes compagnons de route ou la nuit et le froid sont tombés bien tôt.

Il est alors temps de dormir. Le réveil est programmé pour 5h.

Nico.

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