Avoriaz – l’objectif se rapproche !

L’objectif de l’année, la Haute route se rapproche indéniablement.

Dans 1 semaine, nous serons un peu plus de 400 sur les vélos pour affronter la première étape.

Ce mélange d’excitation et d’impatience mêlé à de l’inquiétude est assez déconcertant.
Je le vis régulièrement à la veille de chaque cyclo mais, tout comme le format de la Haute route est sans aucune mesure avec les cyclos auxquelles j’ai participé jusqu’à présent, les sentiments qui précèdent sont disproportionnés.

Normal me direz-vous…C’est ce que je me dis aussi en tentant de m’auto-rassurer 🙂

Bref, histoire de respecter le plan fixé à l’avance, je suis parti pour quelques heures de selle ce dimanche matin alors qu’Avoriaz était encore sous la couette…

3 000 m de D+ en 110 km avec une portion de faux plat montant de 20 km  !

Les données :

  1. Objectif coach : 5 à 6h  – 140 bpm max – 90 rpm cible – Objectif dénivelé
  2. Lieu de départ / arrivée : AVORIAZ (74)
  3. Avec : En solo
  4. Météo : vent 10 km/h – ensoleillé – 11 à 28°

Des paysages à couper le souffle.

L’inconvénient de loger en station (il y a également des avantages, c’est indéniable !!), c’est que vous débutez vos sorties par une portion descendante, et très souvent de bonne heure, donc à la fraiche, pour ne pas dire dans le froid : un avant gout des départs sur la Haute route…

 

 

L’objectif de cet entrainement était double :

  • travailler sur des cols à fort pourcentage,
  • concentrer la difficulté sur la dernière partie

Le tracé était parfait avec 4 cols peu évident : l’Encrenaz, la Ramaz, Joux plane et Avoriaz.
Après 16 km de descente, je me suis retrouvé rapidement dans le col de l’Encrenaz que j’avais déjà parcouru mais en sens opposé. Et je me suis souvenu rapidement que la descente de l’époque (devenu la montée du matin) m’avait paru abrupte.

Effectivement, les 4 premiers kms affichent plus de 8% de moyenne et l’on bascule après plus de 6 km d’ascension dans des paysages somptueux, mélange de chalet de montagne et de sapins digne de carte postale 🙂

 

Une descente rapidement menée puis il est temps d’entamer le Col de la Ramaz avec la aussi les 3 premiers kms à plus de 8,5 % de moyenne.

La totalité de l’ascension à plus de 7,5 km permet de déboucher sur une retenue collinaire pour l’enneigement de la station de Praz de lys.

 

L’hors d’oeuvre ayant été avalé, se profilait alors une portion de faux ascendant jusqu’à Samoens. Cette partie, assez roulante, m’a permis de rejoindre en 40 mn le début de l’ascension du Col de Joux plane tout en gardant à l’esprit le caractère impitoyable (comme Dallas ::) de cette grimpée !!

Agréable surprise dès les premiers hectomètres, le col est ce jour là fermé à la circulation automobile, dans le cadre de l’opération “Adopte 1 col”.

Double effet Kis-cool : Pas de voiture en montée comme en descente et cerise sur le gâteau : ravito au sommet 🙂

Oui mais cela n’a pas effacé les pourcentages difficiles de ce col dès le début et sur la seconde partie…
J’ai encore en mémoire les attaques de Julian ALAPHILIPPE il y a 2 ans à une vitesse supérieure à 20 km/h quand ton compteur a du mal à dépasser les 10 !!

Cela dit, je monte le col à allure correcte, je reprend pas mal de cycliste venu en découdre avec les pourcentages jusqu’à parvenir à hauteur d’un p’tit gars de 12 ans à peine que je vois s’arroser.

Je l’accompagne quelques minutes et j’apprends qu’il n’en est pas à son coup d’essai et qu’il a déjà gravi d’autres cols dont notamment la montée d’Avoriaz

Chapeau !!

Au sommet, comme prévu, un joli ravito attendait les coureurs avec boissons, fruits secs et gâteau, de quoi se ressaisir avant la descente et la dernière ascension en direction de la station d’Avoriaz…

Cette dernière portion se fera à la pédale sans trop de difficulté sur des pentes oscillant entre 6 et 8%.

Une belle montée faite de lacets au milieu de sapins…

Les tracés STRAVA:

Le tracé 3D du dimanche :

Relive ‘Haute route J-7’

Les sensations :

N’ayant que très peu confiance en mes capacités (toutes relatives), à chaque journée non active (comprendre en dehors du vélo), j’ai comme la sensation de régresser.

“Consulte”, certains me diront…Sans doute, si ce n’est que c’est propre à la préparation de cette année.
Les efforts prolongés sur 1 semaine complète semblent si intenses que je me suis fixé des objectifs élevés. Quoi qu’il en soit, les sensations de cette journée ont été à la hauteur.

Les enchainements de cols, la partie de faux plat et les pentes raides se sont bien déroulés.
Je ne termine pas épuisé. Je relance encore à quelques kilomètres de l’arrivée.

Bref, le soleil se couche sur Avoriaz…Nous allons profiter d’une soirée avec spécialités de montagne – bah oui, je vais pas non plus tourner à la courgette et au jambon !!!

A très bientôt,

Nico.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *