Entre Pyrénées Orientales et Ariège

Les consignes étaient claires dès le début de la semaine.
Après avoir affronté le Ventoux, le coach m’a fait “souffler” avec des sorties régénération, puis nous avons enchainé sur du spécifique avant de partir sur un week-end volume en montagne.

L’occasion de retrouver les Pyrénées était alors trop belle 🙂

La météo ne s’annonçait pas exceptionnelle mais, en montagne les situations étant très changeantes, nous avons décidé de monter !

Vendredi soir, une fois les bagages mis dans la voiture, nous sommes partis en famille pour 2h de route.

Matthieu F. m’a rejoint samedi matin pour m’accompagner sur les 2 sorties vélo, l’occasion de s’entraîner sur des terrains accidentés pour son échéance estivale : l’embrunman !

Nous avons débuté l’ascension avec 5 kilomètres à 9% de moyenne !

Les données :

  1. Objectif coach : 5h samedi et 6h dimanche à intensité I2 – 145 bpm max – 95 rpm cible – 2500 D+ minimum par jour.
  2. Lieu de départ / arrivée : LA CABANASSE (66)
  3. Avec : Matthieu F.
  4. Météo : Samedi – vent 20-30 km/h – ensoleillé – 11 à 28°  /   Dimanche – vent 60 km/h – nuageux et pluvieux sur les 40 derniers km (pluie forte avec orage) – 7 à 18°

Samedi.

Les premiers coups de pédale ont été données à 8h30 en direction du col du Puigmal, première difficulté de la journée.
Au préalable, nous sommes passés par Eyne, Llo puis Saillagouse.

A Err, nous avons débuté l’ascension avec 5 kilomètres à 9% de moyenne, de quoi vous mettre en jambe de bon matin.

Passage canadien, épingles avec vue panoramique, rencontre avec des troupeaux de vaches et veaux, des odeurs de sapins et de terres humides…bref, un vrai régal pour attaquer la journée 🙂

 

Une fois atteint le sommet à 2 000 m d’altitude, nous sommes redescendus sur Bourg-Madame et après avoir salué les garde-frontière (hihihi…), nous avons traversé Puigcerda pour rejoindre Alp, localité à partir de laquelle nous avons à nouveau passé le petit plateau…

5 kms à 7% de moyenne dont 1 km à 11% !! Une belle montée vers la station de ski espagnole de la Molina, déserte en cette période.
Les “NAIRO” peints sur la route étaient encore présents, souvenirs du tour de Catalogne qui a achevé l’une de ses étapes de début d’année avec cette ascension.

Nous avons terminé la sortie avec le col d’Egat qui débute à Llivia, enclave espagnole, avec une première portion de 5 km à 6%. L’ascension se poursuit jusqu’au Col du Calvaire au dessus de Font Romeu et, histoire d’afficher un nouveau 2 000 m, nous avons poursuivi jusqu’au Col del Palm, au pied des pistes de ski.

Le retour sur la cabanasse en descente a permis de récupérer avant la tonte de la pelouse autour de la maison !
Je vous laisse imaginer la hauteur de l’herbe vu la pluie qu’il est tombé ces dernières semaines…

Dimanche.

Lever 6h50.
Je déroule le store et je m’aperçois rapidement que le temps ne sera pas aussi clément que la veille.
Les nuages sont nombreux à s’accrocher aux sommets et les prévisions ne sont pas optimistes.
Comme souvent dans ce cas là, il ne faut pas trop attendre, enfiler sa plus belle tenue la plus imperméable et prendre la route.

Direction Bolquère, puis la descente sur Ur après être passé à côté du Four Solaire – le ciel parait alors moins menacant qu’une demi heure auparavant 🙂

Nous arrivons au bas du col Porte Puymorens avec en tête les successions de difficulté qui nous attendent. Par conséquent, et comme l’avait demandé Sylvain, on monte à un rythme de sénateur.
Les 15 kms à 4% seront gravis à 18 km/h à 132 bpm de moyenne, en conservant du jus pour la suite.
Ce col, malgré les préjugés, n’est pas fréquenté assidûment par les voitures et motos. Il a 2 parties bien distinctes avec la première portion roulante en fond de vallée qui laisse entrevoir rapidement les lacets de la seconde partie, un peu plus pentue.

Nous nous arrêtons au sommet pour remettre l’imperméable en prévision de la descente d’une petite trentaine de kilomètres vers Ax les Thermes.
Nous empruntons alors la nationale qui monte au Pas de la Case. Inutile de vous dire que nous étions bien mieux dans le sens de la descente, face à une procession ininterrompue de voiture en direction de l’Andorre.

Les routes étaient détrempées par l’eau qui s’amoncelaient

Le temps d’avaler un petit café avec “chocolatine” à Ax puis nous sommes partis en direction du Port de Pailhères, avec un ciel encore clément…Ca ne durera pas.

Je n’avais jusqu’alors jamais franchi le col par ce versant. Il est annoncé à 18,5 km à 7% de moyenne mais il se décompose en 2 : une première partie de 8 km à 5% puis le reste, soit 10 km, à 8% avec très souvent des kms à 9%  Face Screaming in Fear on Apple iOS 11.3

J’ai trouvé ce versant plus linéaire que le versant Mijanes. Je suis parvenu à trouver un rythme tranquille et je parviens au sommet en 1h30 environ, soit 13km/h avec un cardio moyen à 142 bpm, tout en conservant des forces pour la fin de sortie et cela était nécessaire !

En effet, les 45 derniers kilomètres se feront sous une pluie soutenue, parfois drue, même orageuse du côté de Matemale.
Au pied de Pailhères, il reste encore 500 D+ à avaler avec les cols des Hares et celui de la Quillane.

Les routes étaient détrempées par l’eau qui s’amoncelaient et dans ces conditions vous ne réfléchissez pas, vous vous calez au mieux sur la selle et vous appuyez en espérant une accalmie au détour du prochain village !

Lorsque nous avons basculé à la Llagonne, nous avons alors soufflé et profité des derniers kilomètres en descente.
Restait à se réchauffer, manger et télécharger l’activité pour faire le point sur les 6h passées sur la bicyclette 🙂

Les tracés STRAVA:


Le tracé 3D du dimanche :

Relive ‘Porte Puymorens + Pailheres -> 6h endurance avec orages en prime 😱💪’

La Story :

Llivia – l’enclave espagnole

Llivia est une ville espagnole, située en Cerdagne et présente avec ses 12km2 la particularité d’être enclavé à l’intérieur du département français des Pyrénées orientales.

Elle rassemble un peu plus de 1 500 habitants.

L’histoire de Llivia remonte jusqu’à la mythologie grecque et c’est en 1582 que l’empereur Charles d’Allemagne et d’Espagne a accordé le titre de ville à Llivia.

Depuis, une route “neutre” de 4km relie Llivia à Puigcerda (Espagne) sans contrôle douanier, situation qui a favorisé l’activité de contrebande.

Il s’agit d’une petite ville que je traverse souvent à vélo car elle est un point de passage entre France et Espagne et les quelques bars Tapas présents vous invitent à vous arrêter pour un moment de détente autour d’un bon verre !!!

 

 

Les sensations :

Il s’agissait du premier “vrai” enchaînement sur 2 jours de sorties montagne avec du dénivelé comparable à ce que nous affronterons sur la Haute Route en août prochain.
Bien que la cadence n’ait pas été soutenue au cours du week-end, je suis satisfait d’avoir pu rouler dans ces conditions avec un état physique général correct : aucune douleur particulière ressentie, pas de coup de fringale, pas de crampe.
Enfin, le fait d’avoir très légèrement redressé ma selle cette semaine m’a sans doute permis d’exercer moins de pression sur l’épaule qui devait être trop en appui sur le cintre.

Bref, l’aventure – la prépa continue !!!

A très bientôt,

Nico.

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