GFNY Ventoux 2017 “Ma pire galère à ce jour”

Je m’en souviens bien, tout est parti de @nicolas.m, au printemps 2016.
Il met alors au défi quelques amis cyclistes, dont je fais partie, de rouler sur le GFNY Ventoux en juin 2017, alors même qu’il nous avait annoncé son retrait définitif de toute cyclosportive montagnarde en juillet 2015 🙂

Pensant dans un premier temps à une plaisanterie (Nicolas en est coutumier), je ne prends pas la chose au sérieux…
Puis je comprends rapidement que l’ami est sincère !

20 juillet 2016, l’inscription est validée. Il en sera de même pour 5 autres amis (Thierry, Nicolas, Romain, Jérome et Frédéric). Rendez-vous est donné 11 mois plus tard au pied du mont chauve.

Quelques mois plus tard….

Nous voilà tous réunis dans une superbe maison à 400 mètres du village GFNY un samedi de juin caniculaire.
De mon côté, j’arrive semble-t-il “remis” d’une semaine de rhume-grippe. Cela ne s’avèrera pas être le cas le lendemain…

Une fois récupéré le pack dossard au village, affecté les chambres de la maison et mis les bières au frais, nous sommes partis à vélo pour le traditionnel déblocage, en fin de journée (1ère erreur) sous une chaleur étouffante (2ème erreur)…Mais bon, fallait faire le job 🙂

Restait le repas de la veille à avaler (aucun commentaire ne sera écrit sur Le plat de pates qui a fait tant parler…) et un repos réparateur à assimiler.

Le lendemain matin, chacun a son rituel : gâteau sport pour certains, p’tit déjeuner classique pour d’autre. D’abord la chaussette droite, puis la gauche. La ceinture cardio ou pas. Le maillot sous corps ou pas.

Chacun ayant revêtit le maillot officiel GFNY (obligatoire), nous nous sommes dirigés vers le départ.

 

Une fois n’est pas coutume, nous ne sommes pas bien placés sur la grille, ce qui laisse présager un départ rapide pour remonter les groupes.
Cela n’a pas manqué.

De gros efforts ont été nécessaires pour revenir sur les groupes lancés quelques centaines de mètres devant nous ! Je ressens alors rapidement que la journée ne sera pas une Grande journée…

Au cours des premières ascensions, je suis à cours de jus et je fais alors signe à Jérome de prendre le large, n’étant pas capable de suivre le groupe. Je me raccroche alors aux circonstances de course qui permettent de penser qu’à l’occasion d’une course de 4 à 6h, il y a des hauts et des bas. A priori, je suis en bas 🙂

 

Je fais alors mon petit bonhomme de chemin entre ascension et descente en gardant à l’esprit LE terrible qui nous attend pour la fin de cyclo.

Alors que je souhaite prendre quelques instants pour recharger en eau sur un ravitaillement à mi-course, j’aperçois Jérome qui termine de remplir son bidon. Bingo, je me dis que nous allons pouvoir refaire un bout de chemin ensemble.

Jérome me précède de quelques secondes et repart sur la course.

Quelques kilomètres plus loin, je reviens sur lui et je comprends qu’il essuie des petits soucis…des crampes !!

Je ralentis, lui fais signe de prendre la roue et lui conseille de descendre ensemble les exigeantes gorges.

Bon gré mal gré, nous arrivons alors au pied du ventoux avec 1500 de dénivelé et une moyenne de 32 km/h.

Je ne le savais pas encore mais allait débuter l’ascension pénible/galère/terrible du mont chauve.

Les premières pentes sont tout de suite difficiles et les coureurs se retrouvent éparpillés sur toute la montée.

Je tente de trouver un rythme et de m’y tenir mais je n’y parviens pas. Je m’arrête sur les points d’eau improvisés sur le côté de la route pensant mieux repartir mais le gain se résume à quelques mètres.

Et pour avoir gravi le col quelques semaines plus tôt avec l’ami Benja, je sais que la galère n’est pas fini !

En effet, le pire restait à venir. Une fois passé le chalet reynard, de terribles crampes à l’intérieur des cuisses me contraignent à m’arrêter tous les 500m. Au delà des douleurs, le fait de voir d’autres coureurs me passer devant me frustre…Mais il en sera ainsi et jusqu’au sommet.

Il en va s’en dire que le passage sous la ligne d’arrivée est un réel soulagement, la sensation d’avoir réalisé un “exploit” en gravissant les derniers kilomètres saisis de crampes.

Tous mes collègues ont, quant à eux, terminé, satisfaits de leur course mais ayant également subi des défaillances (crampes).

Lors du debriefing autour d’un bon repas et d’une bière, chacun a reconnu la difficulté du jour et sans doute la mauvaise hydratation responsable de toutes ces misères 🙁

Le 2 juin prochain (2018) sera l’occasion de se confronter à nouveau au Ventoux lors de la cyclosportive VENTOUX – BEAUME DE VENISE dans le cadre de la préparation pour l’objectif principal de la saison 2018, à savoir la Haute Route des Alpes.

A bientôt sur une autre cyclo !!

Nico.

 

 

8 thoughts on “GFNY Ventoux 2017 “Ma pire galère à ce jour”

  1. C’est magnifique d’accomplir de telles sorties ! Tu m’étonnes que ça doit être la galère de grimper ça…. La grande class!!!

  2. Sympa de revivre ce week-end à travers ton compte-rendu ! Les photos sont superbes !
    Merci d’avoir passé sous silence quelques éléments, en particulier le fait que “”l’initiateur”” de tout cela fut finalement le seul à ne faire que le petit parcours 🙂
    Ce qui ma foi était déjà bien suffisant, ayant également subi de nombreuses crampes un peu avant le Chalet Reynard, et jusqu’au sommet, alors que ce parcours montait par Sault, plus facile…
    Sur le grand, j’y serais encore 😀

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